Bienheureuse Catherine de Saint Augustin

Née le 3 mai 1632 à Saint Sauveur le Vicomte (14), Catherine de Longpré

entre au monastère de Bayeux le 7 octobre 1644.

Elle part pour le Canada le 31 mai 1648. Elle est âgée de 16 ans.

Ceux et celles qui l'ont connue de près affirment qu'elle était sereine, ouverte, semeuse de joie et qu'elle se manifestait une femme forte qui regardait la vie bien en face et sans peur. Sens critique, fermeté et tendresse s'harmonisaient chez elle pour composer une personnalité attachante et remplie de ressources. Aussi lui a-t-on confié des charges importantes : l'économat, la responsabilité des malades et du personnel soignant, la formation des novices.

Au Canada, pays auquel elle tenait par toutes les fibres de son être, elle s'est donnée totalement et a joué un rôle de premier plan.

Le chanoine Groulx affirme : « Certes, toutes les grandes âmes de son temps dans la colonie, tous les fondateurs de l'Église en Nouvelle-France ont donné leur vie pour leur pays d'adoption. Mais je n'en sais pas, qui, autant que l'hospitalière de Québec, ait porté dans son esprit, la pensée obsédante du Canada, lui ait offert plus amoureusement ses prières et ses labeurs, s'y soit attachée, rivée par des liens plus solennels ». Déjà, à son départ de France, elle avait fait vœu de mourir en terre canadienne si Dieu le voulait. Et quand les Iroquois menacent d'exterminer la colonie, elle renouvelle ce vœu précisant que, même si toutes les religieuses retournaient en France, elle voudrait demeurer seule au Canada pour servir les pauvres et les malades du pays. « Cette fondatrice de l'Église canadienne apparaît comme une femme bien de chez-nous, une héroïne de la charité qui appartient à notre patrimoine de sainteté. »

Soeur Sainte Monique Lhuillier

Augustine de la Miséricorde

MARIE LHUILLIER (18 novembre 1744 – 25 juin 1794)

« Une Martyre chez nous »

Marie Lhuillier est née le 18 novembre 1744 à Arquenay, en Mayenne, près de Meslay , « à La Pommeraie » Fille de Marie Sauvage et de Guillaume Lhuillier

Marie avait deux frères. Elle perd sa maman à l'âge de 5 ans et est accueillie par une parente. Là, elle garde les vaches et les moutons priant Dieu et la Vierge.
Plus tard, elle entre comme domestique chez mademoiselle Dubois, quand elle comprit l'appel, elle s'en ouvre à sa patronne, qui malgré sa peine, l'encourage.
Elle frappe à l'hôtel-Dieu St Julien de Château-Gontier, chez les Augustines, on la dirige vers l'hospice Saint-Joseph ou elle ne restera que 24h tant était violent son attrait pour St Julien, on lui ouvrit les portes. C'est avec joie que recommence pour Marie Lhuillier « la vie humble aux travaux ennuyeux et faciles ».

Une merveilleuse spontanéité, une ouverture du cœur, une simplicité d'enfant, accompagnaient une maîtrise d'elle-même, avec un caractère vif et décidé.
On l'entendait dire : « Je veux ce que Dieu veut, à la mort comme à la vie Dieu soit béni, Mon Dieu qu'il est doux d'être à vous sans nulle réserve ». Et le chapelain des pauvres qui l'avait confessé dit un jour « Regardez, voilà une sainte ; s'il y a parmi vous une martyre, c'est elle que Dieu choisira ».

En 1789, c'est la révolution, Les religieuses refusant de prêter serment sont expulsées de l'hôpital et emprisonnées dans le grenier des Ursulines et avec celles–ci.
Marie Lhuillier est accusée pour avoir donné des torchons, et des tabliers de jardiniers considérés comme bien d'état. Transférée à la prison de Laval ou elle soigne et encourage les condamnés, elle est guillotinée le 25 juin 1794 avec l'aumônier de l'hôpital.

Elle a été béatifiée avec tous les Martyrs de Laval et de la Mayenne le 19 juin 1955.
Nous la fêtons chaque année en juin à la communauté, et avec nos amis et la commune d'Arquenay. Une association a été fondée en lien avec les habitants d'Arquenay et la mairie en 2005.