Présentation

De Catherine de Longpré...
A la Bienheureuse Marie Catherine de Saint Augustin

Augustines de la Miséricorde de Jésus, à la suite de la Bienheureuse Marie Catherine de Saint Augustin, nos communautés continuent de chanter, de génération en génération les Miséricordes du Seigneur. Il y a quelques années, nos sœurs du Canada ont préparé une neuvaine ; nous vous invitons à la prier avec nous. Nous avons pour chaque jour ajouté une phrase de nos Constitutions qui vous mettra plus en lien avec nous, qui aujourd'hui continuons à vivre de ce charisme de la Miséricorde dans la Vie Canoniale.

Née le 3 mai 1632 à Saint Sauveur le Vicomte, Catherine, à cause de la santé fragile de sa maman, est très tôt confiée à sa grand-mère maternelle ; celle-ci fut pour elle un modèle d'ouverture de cœur, de compassion et de charité, en recevant, soignant et hébergeant des malheureux, des démunis. Elle fait sa 1re communion à 8 ans, demandant à Jésus : « Faites de moi une sainte... si c'est votre volonté » ; puis comme toute adolescente, elle voulait connaître le monde ; elle aimait la musique, le chant, la lecture et elle avait bien des amis. Dans son cœur naissait une autre voie qui s'affirme lorsque sa sœur aînée Françoise décide d'entrer au Monastère des Augustines Hospitalières à Bayeux. Elle n'a que 12 ans ½ ! Deux ans plus tard en 1646, elle prend l'habit et le nom de Sœur Catherine de Saint Augustin. Dès cette année, elle entend qu'on manque de religieuses au Québec. C'est en 1639 que 3 Augustines du Monastère de Dieppe s'embarquent pour le Canada pour y fonder un Hôtel Dieu grâce au concours de la Duchesse d'Aiguillon. Elles sont avec les Ursulines les 1res femmes missionnaires en Nouvelle France. Sœur Marie Catherine est volontaire, mais elle devra surmonter d'abord quelques obstacles. Enfin, après avoir prononcé ses vœux perpétuels à Nantes le 4 mai 1648 (elle n'a que 16 ans !), elle s'embarque à La Rochelle avec 2 compagnes pour un voyage... difficile de 3 mois et pour toujours. Les conditions de vie sont dures, mais elle voulait absolument « être à Dieu et n'avoir à cœur que son service » ; c'est ce qu'elle fit.

Sont des caractéristiques de son itinéraire spirituel.

« A la suite et à l'exemple de Marie Catherine de Saint Augustin, l'Eglise nous presse de prendre le parti des sans voix, des mal aimés, des laissés pour compte de toutes sortes qui sont comme autant de cris, d'appels à notre désintéressement, notre sens de l'accueil, notre esprit de partage. » Cardinal Vachon, Archevêché de Québec